Cologne de Mugler – Cologne au sens propre…

2001 – Presque dix ans après Angel, Thierry Mugler revient sur la scène du parfum, et lance une fragrance aux antipodes de son révolutionnaire, et devenu iconique, grand féminin. Il choisit le thème de l’eau de Cologne, une dizaine d’année avant que cette spécialité parfumée créée en Italie il y a plus de 400ans, ne deviennent tendance notamment en parfumerie de niche. « Modernité », « décalage » et « avant garde »… trois termes pour désigner le monde olfactif de Thierry Mugler, qui marque, ne laisse pas insensible et sait s’imposer, le prouvant même avec ce qui aurait pu être qu’un banal parfum hespéridé.

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Le ton est donné par la couleur électrique du flacon. Une tornade fraiche et verte, aqueuse et moelleuse, rendue pétillante par quelques agrumes fusants, éclate et pétille à la vaporisation. Le vert prédomine. Doux, tendre et légèrement aromatique, rendu enveloppant par les muscs, il balance entre herbe coupée et petitgrain.

Surdose.

Si cette Cologne, par sa fraicheur verte, est à l’opposé de l’odeur racée, orientale et boisée d’Angel, sa construction est cependant similaire : radicale et généreuse à la fois. Radicale dans sa verdeur dépouillée et simple, très moderne, qui pourrait presque faire penser à un thé vert sous plastique. Outrancière dans son utilisation des muscs blancs, qui collent à la peau, électrisent et vibrent à rendre sourd.

Unisexe.

Ni trop florale, ni trop hespéridée ou aromatique, la Cologne de Mugler est une fidèle alliée lors des caniculaires journées d’été, et se conjugue au masculin comme au féminin. Le choix du musc dominant la composition, l’Habanolide, est judicieux : ni trop blanc, ni trop animal, il ne sombre pas dans la lessive et son effet légèrement métallique et vibrant, presque aldéhydé, assure un effet juste assez troublant pour déclencher l’addiction. Le même effet que l’on retrouve dans sa descendante directe, la récente Cologne Indélébile de Frédéric Malle, dans laquelle Dominique Ropion reprend la même partition sur un registre plus juteux et oranger, plus féminine peut être.

A la manière d’Infusion d’Iris ou de Kenzo Power, il flotte dans La Cologne de Mugler cette sensation si agréable de savon qui sait se coller à la peau, sans effet d’aseptisation, plutôt avec un je-ne-sais-quoi de troublant, de faussement propre. La légende raconte qu’il se cache dans cette cologne une mystérieuse molécule « S » aux relents douteux ; peut être est-ce cette dernière qui rend la rend si grisante et addictive !

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