Le client de parfumerie, recueil et florilège…

En cette fin du mois de décembre, à l’heure où blanchit la campagne et où fleurissent sur toutes les chaînes TV les bêtisiers de l’année, je vous propose le mien, à la sauce parfum. Mais pas n’importe lequel : celui dans la rubrique « client ».

On parle souvent des perles que nous déblatèrent à tour de langue les vendeurs/euses des Nociphorarionaud. C’est vrai que, même si c’est désolant, au final ça nous donne matière à rire. Et puis bien souvent, la faute vient plutôt des sociétés qui les embauchent et qui les forcent à réciter ces discours marketing risibles. D’ailleurs la parfumerie de niche n’est pas en reste ; on y retrouve également quelques énergumènes bien gratinés. Là, c’est encore plus alarmant me direz-vous.
Mais mes chers lecteurs, ce qu’on oublie bien souvent, c’est que le client, lui aussi, est particulièrement doué pour débiter un flot d’âneries considérable à la minute en croyant maitriser le sujet. Ceci est bien sûr valable en dehors du parfum, mais recentrons-nous, si vous le voulez bien, sur les 10 phrases cultes des clients en parfumerie.
Que vous soyez vendeur, vendeuse, formatrice en parfum, propriétaire de marque de parfum, directeur artistique… Je suis certain que vous avez déjà entendu au moins l’une des phrases qui vont suivre, c’est à en pleurer (dans les deux sens du terme). Leur signification est cependant à connaitre lorsque l’on travaille dans le domaine, pour savoir comment orienter sa vente et comment régir face au client, déchiffrer ce qu’il veut nous dire pour ne pas tomber dans un dialogue de sourds. Comprendre son client et son langage fait la force d’un bon vendeur. Dans le meilleur des cas, lui expliquer que les termes qu’il utilise et ce qu’il pense connaitre ne sont pas nécessairement la vérité, c’est déjà un pas vers une rééducation (voire une éducation tout court) olfactive nécessaire !

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1/ « C’est fort / c’est frais ! »
C’est LA PHRASE numéro une en parfumerie. Celle qui résume tout ce que le client pense de ce qu’il a sous le nez, le tout jugé en 5 secondes montre en main. Par « c’est frais », il faudra bien sûr comprendre « j’aime bien » même si c’est un gros oriental sur la mouillette. Par exemple, La Vie est Belle « est frais » dans ce langage bien étrange.
Pour parler de ce que vous n’aimez pas, vous utiliserez, bien entendu, le très évocateur « c’est fort ». Cela pouvant bien sûr s’appliquer à l’odeur d’une matière dans le parfum et non du parfum dans sa globalité. Ainsi, par ses notes d’agrumes explosifs, une Cologne pourra facilement être jugée comme « forte », alors que par définition, on est bien loin de ce qu’il y a de plus fort en parfumerie. Vous aurez beau essayer d’expliquer toutes les subtilités des parfums les plus délicats à l’image d’Angéliques sous la Pluie de Jean Claude Ellena pour Frédéric Malle ou L’Ether de Iunx, vous récolterez toujours le traditionnel « c’est trop fort » de la cliente qui ne trouve pas son sucre au milieu des fleurs légères et des notes aromatiques fraiches et pimpantes.

2/ « Mais ça ne sent pas le parfum ! »
Mais alors ça sent quoi ?
Le gel douche, le déodorant ou le savon ?
C’est normal, la parfumerie, depuis des siècles, transfère ses schémas d’odeur de la parfumerie fine (alcoolique, c’est à dire pour porter) vers la parfumerie fonctionnelle et les cosmétiques, et inversement. D’où l’effet « mousse à raser » dans les fougères, famille olfactive plébiscitée par la gente masculine et ayant donc été reprise dans les soins pour barbe de ces messieurs. On peut parler aussi de l’effet « savon » des floraux aldéhydés. Pourtant, c’est plutôt les savons qui ont des odeurs de parfums aldéhydés, si on remet les choses dans l’ordre ! C’est sans doute ce qu’il y a de plus compliquer à expliquer aux novices.
Même principe quand on vous dit que « ça sent les chiottes » !
Plus compliqués encore sont les clients qui viennent de la parfumerie traditionnelle et qui veulent découvrir la parfumerie de niche. Dzongkha, Azemour ou encore Mon Parfum Chéri ont des odeurs plus atypiques, plus marquées, moins fondues ce qui leur donne une personnalité, que l’on pourrait qualifier de « vraie » et « nature », contrairement aux fragrances de la grande distribution qui sont souvent si lissées, et aux formules si longues, que l’on se retrouve avec une soupe où plus aucune matière ne s’exprime, plus rien ne dépasse, comme si tout était sous un film plastique !
Une homogénéisation générale et fatale du parfum.

3/ « Ça sent le vieux ! »
Voilà la phrase qui tue. La sentence de mort lorsqu’elle est prononcée devant un passionné en la matière. A l’heure où le vintage est plus que jamais à la mode, que le hipster mange des soupes de légumes oubliés et s’habille d’une chemise à carreaux et d’une barbe (oui, seulement de ça !), que Jennyfer et Tati ressortent les sweats et les leggings des années 90, pourquoi personne n’a acclamé le retour du vieux en parfumerie ? Certes, comme dans tous les domaine, la parfumerie c’est reprendre du vieux pour faire du neuf. Mais en parfumerie, rare sont ceux qui vont acheter du vieux pour porter du vieux !
Le plus énervant, ce n’est pas que l’interlocuteur trouve un parfum « vieux », mais c’est que cet élément soit utilisé à outrance et à la moindre note de rose, d’accord chypré ou d’aldéhyde. Les N°5, Miss Dior, Shalimar, Mitsouko et autres Cuir de Russie restent les piliers majeurs de la parfumerie et incarnent la quasi-perfection. Oui, certains schémas, certaines familles, font datés, mais parce qu’ils ont connu leur heure de gloire il y a bien longtemps et que, les modes passants comme les saisons, d’autres sont arrivés. Mais pourquoi devrait-on ne pas apprécier un parfum sous prétexte qu’il fait daté ? Au contraire, s’attarder sur ces parfums qui ont traversé les décennies c’est se pencher sur des valeurs sûres. C’est choisir une part d’élégance surannée, classique, rétro. Oui, « rétro », voilà comment le présenter : « – Ça fait vieux ! – Ah non Madame, ça c’est rétro ! » dit le vendeur à sa cliente en reposant le flacon de Baiser Volé. L’art et la manière d’amener les choses… Bien sûr, il faudra expliquer plus longuement les inspirations et l’effet suranné et teinté de poudre de riz à l’ancienne (toujours en faire trop pour que la pilule passe) d’Oeillet Sauvage de l’Artisan Parfumeur pour que dans l’esprit du client, le vieux sens-bon de grand mère devienne un joli parfum rétro d’un autre temps et complètement à contre courant.
Et quand il est question d’un parfum qui a tout de moderne que l’on étiquette de vieux, alors là c’est à ne plus rien y comprendre. Dernier exemple en date : l’Eau de Narcisse Bleu d’Hermès. Difficile à expliquer, me direz-vous, à quelqu’un qui est simplement là pour acheter un jus comme on achète un pack de yaourts et pour qui la valeur historique et qualitative d’un parfum est quelque chose de bien lointain.

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source : photo personnelle

4/ « Ah non je n’aime pas le patchouli ! »

Pauvre patchouli ! Les années 70 ont eu sa peau. Premièrement parce qu’il a été irrémédiablement lié à l’image du hippy, et deuxièmement parce que, découlant de la première explication, il est devenu l’une des seules matières premières que les gens connaissent de la parfumerie.
Si par malheur le vendeur cite le patchouli dans l’énoncé des notes, même si la cliente appréciait la fragrance, vous avez 80% de chance d’obtenir une moue, et 30% de chance de terminer dans les 10 secondes qui suivent avec un « ah non, désolé, c’est pas pour moi, je n’aime pas le patchouli ». Le problème, c’est que ces gens, bien souvent, ne savent évidemment pas ce que sent réellement le patchouli.
Il y a aussi ceux qui prennent leur air d’expert, l’oeil plissé, en regardant le conseiller d’un air de défis, le sourire au coin des lèvres, en lançant un « dites, il n’y aurait pas du patchouli dans votre parfum là ? Non parce que moi je sais le reconnaitre le patchouli, je ne l’aime pas ! Si si, je vous jure, il y en a dedans, je n’aime pas ça ! ». Si vous le dite !
A ceux qui le sentent partout, on aurait envie de leur dire que de toute façon, bien souvent il est en traces si infimes qu’il faudrait être un chromatographe en phase liquide couplé à un spectromètre de masse pour le sentir. A ceux qui dénigrent tout parfum où le patchouli est cité, on aurait envie de leur dire que comme la vanilline, la bergamote ou les muscs, rares sont les parfums qui n’en contiennent pas !
En résumé, « ça sent le patchouli » pourrait presque revenir à « ça sent le vieux » et donc à « c’est fort » ; cqfd.

5/ « Les parfums ont tendance à tourner sur ma peau ! »
Ahhhhhhh, la traditionnelle remarque sur le parfum « qui vire », comme ils disent. « Je ne porte pas de parfum, de toute façon ils tournent tous sur moi ». J’en mets mon nez à couper que tout vendeur a au moins entendu une fois cette phrase. Cependant, difficile à dire combien sont ceux qui, comme les clients, croient aussi à cette légende !
Pour remettre les choses au clair, seuls les agrumes et les notes vertes sont fragiles et donc sensibles sur peau, because chimie et tout le tsoin-tsoin ! Mais sinon, rien de plus stable que les notes ambrées, vanillées, boisées ou cuirées. Il faut également prendre le temps nécessaire pour le tester sur la longueur, et ne pas hurler dès les premières secondes à je ne sais quel dieu de l’hérédité de vous avoir donner une peau pareille !
Rien ne sert de renifler votre poignet comme si vous vouliez passer sous votre épiderme pour voir si le parfum « tourne » ; si vous en arrivez au constat malheureux qu’il « change » sur vous (autre expression communément admise), c’est que tout simplement vous ne pouvez pas le piffer ! Passez votre chemin et cherchez encore !

6/ « Je vais prendre l’Eau de Parfum parce que c’est mieux ! »
Mieux que quoi ? Mieux pourquoi ? Non, mais non ! L’Eau de Toilette et l’Eau de Parfum, c’est le jour et la nuit. C’est pas qu’une histoire de concentration, les formules changent aussi. Et puis d’ailleurs, une plus haute concentration n’est pas synonyme de meilleure qualité. Seul le prix est proportionnel dans cette histoire.
L’eau de toilette sera plutôt synonyme de fraîcheur, de légèreté et d’évolution du parfum. Les matières naturelles y respirent mieux, les matières de synthèse donnent des effets de clarté et de transparence. L’eau de parfum, quant à elle, sera plus dense, plus riche, plus enveloppante. A choisir, donc, selon les goûts et les envies du moments et non selon ce qui est « le mieux ».

7/ On peut faire nous même notre parfum chez vous ?
Je comprends la désir de chacun de posséder un parfum à soi, qu’il soit unique et à notre image, exactement comme on le souhaite. Et puis les intitulés de nombreuses marques de niche comme « éditeur de parfums », « parfums sur mesure », « artisan parfumeur »… laissent un peu planer le doute. Alors souvent, le badaud se fait prendre au piège !
Mais à moins d’avoir plusieurs milliers d’euros à dépenser au minimum dans la création d’un parfum sur mesure pour au moins avoir quelque chose de qualitatif qui ne relève pas de l’atlier découverte chez Galimard ou du Coffret du Petit Parfumeur de votre petit cousin, vous pouvez faire une croix dessus. Et puis de toute façon, la parfumerie propose un choix bien assez large à explorer pour réussir à trouver au moins une fragrance !

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8/ « Il y a du chimique dans vos parfums ? »

Ça fait 150ans que la parfumerie n’est plus entièrement naturelle. Ce sont les découvertes de nouvelles molécules chimique et de leurs moyens de synthèse en laboratoire qui ont permis la création des grands classiques révolutionnaires, à l’image de Jicky, Shalimar, N°5 ou Eau Sauvage.
Partant de là, on va pouvoir discuter de la nécessité de la chimie dans le parfum !
Premièrement, les propriétés parfumantes de tout ce qui nous entoure sont fondées sur des principes physiques et surtout chimiques.
Deuxièmement, « chimie » n’est pas synonyme de « mauvais » et « à bannir ». Ce serait comme affirmer que tout ce qui est naturel est bon. A ce que je sache, personne n’a pu nous dire si une omelette aux amanites était inoffensive, car tous ceux qui en ont mangée sont morts avant. Et puis lisez le passage sur la mort de Socrate pour savoir si un bon verre de jus de ciguë peut entrer dans le total des cinq fruits et légumes par jour.
Le parfum des roses, c’est de la chimie. L’odeur de la vanille, c’est de la chimie. Encore plus fascinant : l’odeur d’une même molécule, différente si elle est l’image d’elle même dans un miroir, c’est de la chimie aussi ! On utilise des matières synthétiques issues de la chimie, qui peuvent être présentes dans la nature, comme le linalol, le géraniol ou le méthyl anthranylate, ou bien des molécules entièrement synthétiques, comme le cashmeran, l’hédione ou le triplal. Alors oui, les parfums sont pour une bonne partie basés sur des substances chimiques, et c’est ce qui justifie aussi en bonne partie la capacité de cette industrie à produire des milliards de flacons par an. Imaginez si on utilisait uniquement du naturel : les prix flamberaient et le nombre de flacons disponibles chuterait. Bien sûr, en chimie comme dans tous les domaines, tout n’est pas bon. Il faut juste savoir choisir avec application ce que l’on met dans les parfums, et pour cela, les lois sont bien assez strictes pour ne pas se faire de soucis sur le sujet !

9/ « Est ce que ce parfum tient toute la journée ? »
« Je veux un parfum frais, léger, pas entêtant, qui ne dérange pas les autres, que l’on ne me sente pas… et qui tienne ! » Et avec ceci, ce sera tout ma p’tite dame ? Les clients ne se rendent pas compte, souvent, que les critères qu’ils exposent relève d’une quête impossible. Et la tenue est l’un des éléments sur lequel ils sont intransigeants et qui peut mettre à mort un parfum, aussi joli soit-il et sans que ce soit son défaut à la base. Car oui, une eau de Cologne ne tient pas une journée complète !
La tenue va avec la puissance, alors si l’on recherche quelque chose de frais et léger, il ne faut pas s’attendre à la diffusion et à la tenue d’un Opium ou d’un Poison ! Car souvent, la question de la tenue du parfum vient après le mythique « je ne veux pas un parfum trop foooooort » (cf. paragraphe n°1) et avant de se décider pour « l’eau de parfum, la meilleure version, elle tient mieux » (cf. paragraphe n°6).
Concentration et famille olfactive du dit parfum sont intimement liés à sa tenue sur peau et textile. Donc ne cherchez pas de parfum léger avec une tenue de 24h. C’est comme pour les déodorants, ça n’existe pas ! Et puis il faut connaitre aussi l’échelle de ténacité et le phénomène d’accoutumance au parfum de chacun ; si quelqu’un trouve qu’Angel tient mal, là le level est haut par exemple.
Bien sûr, il est frustrant de ne pas avoir un parfum qui resterait d’un bout à l’autre de la journée, mais est-ce pour autant rédhibitoire ? La réponse est non, car ce qu’il y a de plus beau et de plus agréable dans un parfum léger et peu tenace, c’est bien souvent le départ, ou l’évanescence choisie par le parfumeur pour évoquer un propos, une histoire. Qui voudrait de la fragrance du vent dans un jardin sous la pluie, si concentré que ce serait une huile et dont l’odeur vous collerait encore même après trois douches ?
Et puis se re-parfumer dans la journée n’est pas inenvisageable, et encore moins une honte. C’est même plutôt sexy et signe d’élégance. Alors faisons fi de la tenue des parfums, lorsqu’elle n’est pas un souci vis à vis du prix (Oui oui, Brin de Réglisse et l’Eau de Cologne de Chanel, c’est vous que je regarde !). Portez ce qui est beau, et pas que ce qui tient sans faillir !

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10/ « Je sature , il me faut des grains de café ! »

A la manière des « poignets qu’il ne faut pas frotter pour ne pas casser les molécules » ou de « mettre des parfums chimiques c’est mauvais », l’utilisation des « grains de café pour nettoyer son nez et le remettre à zéro » est l’une de ces croyances légendaire comportant cependant une part de vérité. Mais au final, on ne sait plus ce qui est vrai ! Alors, véritables karcher olfactifs ces grains d’arabica ?
En tout cas, du karcher, oui, ça en a la puissance ! Mais alors question nettoyage des sinus, on repassera ! C’est plus encombrement du nez que remise à zéro.
En effet, des études scientifiques ont montré que le café n’a aucune propriété nettoyante du nez ou des muqueuses olfactives. En fait, il faut prendre le café comme un repère, comme un mètre étalon, pour revenir à une odeur que l’on connait et faire abstraction de tout ce qui a été senti. On pourrait très bien prendre autre chose, comme du poivre ou du thé…
Je conseillerais plutôt l’odeur du creux du bras ou bien d’un vêtement, car la puissance du café risque trop de fausser certaines notes subtiles qui pourraient être senties par la suite. L’odeur plus douce et personnelle de sa propre peau permet un retour en douceur vers une odeur étalon.
Il est impressionnant de voir combien de clients demandent d’eux même du café à sentir. Preuve que cette technique s’est rapidement répandue dans de nombreux points de vente. Difficile ensuite de démystifier cette croyance, tout comme rassurer le curieux en lui affirmant que oui, il peut sentir plus de TROIS parfums, que son nez en est capable, et que cette limite n’est qu’un chiffre qu’ont posé les grands distributeurs pour que plus vite il passe à la caisse. Le chiffre est toujours le même, partout, dans la bouche de toutes les vendeuses et de tous les conseillers. TROIS. Comme inscrit sur la façade du temple du Dieu Nociphorarionnaud : « Pas plus de 3 parfums tu sentiras », et que les grandes prêtresses fardées et lipstickées jusqu’aux oreilles récitent avec application.
Pour procéder au choix, dégrossissez en sentant tout (mais avec attention) puis repartez avec ceux qui vous ont le plus plu soit sur mouillette, soit sur peau, ou encore mieux, les deux, et revenez plus tard. Un parfum mérite d’être senti au calme et loin de l’atmosphère saturée des parfumeries (il n’y a pas de boites de grains de café assez grosses pour les dé-saturer !). Vous n’êtes pas pressés, et vous avez le droit de ne pas acheter tout de suite et surtout de revenir !

——- — —

Et vous ? Quelles sont les phrases les plus absurdes prononcées par des clients, que vous ayez entendu dans les rayons des parfumeries ? 
Je les ferai apparaitre dans une liste qui suivra ci-après, histoire que l’on continue de compiler ces perles !

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18 réflexions sur “Le client de parfumerie, recueil et florilège…

  1. Parfaitement établie cette liste et bien tournée.
    J'ai entendu des dizaines de fois la demande : je souhaite un parfum musqué.
    Et là j'avoue, j'ai toujours un blanc. Musc animal versus musc blanc? Qu' entendent ils par musqué?

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  2. Bon alors, du coté cliente comme je suis polie j'use du « c'est fort » pour dire que ça pue infectement oui ! Et du « c'est frais » pour dire que ça pue sans aucun intérêt d'ailleurs :-p
    Quant à sentir mon creux de bras, à chaque fois on veut me coller le café sous le nez quand même, j'ai beau dire non et expliquer ce que je fais, le café est effectivement sacré et on me regarde bizarre…

    Merci pour la détente du bétisier de fin d'année !
    Et pour cette jolie mise au point sur la tenue, je partage tout à fait ton point de vue ;-)

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  3. Haha, ça doit pas être facile à la longue, mais merci pour la rigolade !
    Je n'ai pas entendu grand chose en parfumerie, à part une dame qui achetait le souffle de Shalimar sans même le sentir (alors que la vendeuse allait lui faire une mouillette) en disant « de toutes façons c'est Guerlain alors il sera bien ».
    Et je suis tombée récemment dans les méandres d'internet sur le cliché « pas de parfums à base d'alcool au soleil c'est super dangereux »… assorti d'une recette de parfum naturel et « safe » : distillation dans l'eau et à la casserole des ingrédients choisis, qui peuvent être des fleurs, herbes fruits ou…. des huiles essentielles ! (faut-il rire ou être consterné ?… ça m'a rappelé quand j'avais 6 ans et que j'essayais de faire du parfum en laissant macérer dans de l'eau les plantes du jardin de mon grand père ^^)
    bon courage !
    Potra

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  4. Le pseudo-expert en patchouli se double souvent aussi d'un conspirationniste et fait comprendre qu'on ne le berne pas si facilement : il sait ! Il sait que les testeurs sont beaucoup plus concentrés pour attraper les gogos et faire des économies sur les produits après.
    Le fait de vaporiser le parfum sur son poignet et de rester le nez collé dessus, à 1 centimètre n'a rien à y voir. Il sait !
    C'est un des pires, je pense, l'ignorant prétentieux ….

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  5. Ah oui, cette légende populaire sur la concentration des échantillons et des testeurs !!!
    J'avais oublié. Je note, je note, pour la partie à rajouter à la fin de l'article !
    Merci pour ton commentaire Magnan06.

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  6. Effectivement, ça peut agacer parfois.
    Heureusement, beaucoup de situations sont plus drôles qu'autre chose. Mais ça révèle bien qu'il y a du boulot à faire de ce côté là pour éduquer le client. Malheureusement, très souvent les croyances sont les mêmes du côté du vendeur !

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  7. Ahhhhhhhhhhhh le musc… A prononcer « meusk » bien évidemment. Pourquoi cette prononciation ? Ca reste un grand mystère !
    Et c'est vrai qu'il y a un grand attrait pour les muscs actuellement. Mais bien souvent, c'est la même chose que pour beaucoup de choses : le client ne sait pas vraiment de quoi il s'agit !

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  8. Salut Cymo !
    Ah oui, mais permets-moi de te dire que ton « c'est fort » et ton « c'est frais » sont quand même utilisés à meilleur escient que ceux du client lambda.

    Content que cet article t'ait plu. A très vite ! :)

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  9. Vous avez je pense fait un tour exhaustif des « perles de clients » en terme de remarques, à mon tour il me vient surtout à l'esprit des gestuelles que je qualifierais d'incompréhensibles (le parfum découvert dans la paume de la main, la pauvre mouillette collée-au-vapo puis collée-aux-narines…) la liste serait longue aussi !!
    Une nouvelle lectrice enchantée d'avoir rencontré votre univers

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  10. Merci pour cet article plein d’humour et de vécu ; j’ai bien ri, même si j’avoue reconnaître un peu mon ancien moi dans l’anxieux du patchouli… depuis j’ai changé d’avis ;-)

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    1. On a tous été un peu ces clichés ambulants. Forcément, il faut appendre à un moment, et apprendre les bonnes choses ! Malheureusement, on ne fait rien pour nous apprendre la vérité. Soit volontairement, soit par ignorance.
      Merci pour votre commentaire Parenthèse !

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