C’était l’été, nous étions en 2012 … flash back sur une saison de parfums !

Les pulls ressortent peu à peu, les couches se superposent et les manches se rallongent… 

L’automne a officiellement commencé, et le temps qui va avec ne s’est pas fait prier. Il était même là avant l’heure. Alors que j’écris cet article, les gouttes de pluies s’écrasent sur la vitre en face de moi. Une scène pleine de mélancolie, qui m’inspire à la fois la tranquillité emprunt d’un certain sentiment de dépression (quel homme sensible et poétique, me direz-vous !). L’automne est une saison qui devrait durer que quelques semaines !
Même si « été indien » il y a, il ne nous donnera certainement pas goût à ressortir nos parfums estivaux. Ou du moins, l’entrain ne sera plus le même !

C’est le moment de faire un récapitulatif des parfums de l’été 2012, des bonnes surprises comme des moins bonnes : 

Ninfeo Mio, mon premier Goutal, aura peut être été celui que j’ai le plus porté cet été. Figue à la fois râpeuse, acide et boisée, c’est, je crois, la seule du genre que je puisse porter et supporter sur moi ! Il a aussi provoqué la surprise chez moi, en révélant un fond orientaliste, ambré et vanillé, auquel je ne m’attendais absolument pas. Au final, en amoureux des parfums orientaux, c’est ce que je préfère chez lui, rattrapant de justesse une facette aigrelette synthétique à la limite de l’écœurant !

Infusion d’Iris, aura été ma fragrance de l’été 2011, et finalement pas celle de 2012 ! Tellement beau par temps chaud, révélant un côté charnelle addictif de parfum « faux propre », il m’aura tout de même accompagné plusieurs fois.
Pour moi typiquement estival, il va rejoindre le placard pour un bon moment, peut être au moins jusqu’au printemps prochain !

Azemour, de Parfum d’Empire, aura eu la patience d’attendre la belle saison pour enfin être récompensé, de la part des perfumistas, de toute l’admiration qu’il mérite, et prendre le titre, pour moi et pour d’autres, d’ « œuvre majeure » de la collection de Marc Antoine Corticchiato.
Une orange amère boisée, aux accents chyprés, qui donne l’illusion, dans le sillage, d’un parfum d’un autre temps. Un temps où l’on savait faire du beau, avec de belles matières. C’était mieux avant, mais heureusement, parfois c’est aussi très bien maintenant ! Un vintage moderne ?
A la fois habillé (tu as bien noté, toi, le banquier-avocat-trader-homme-d’affaire ?) et distingué, il est aussi déconcertant par sa « facilité » à porter et son air faussement simple  ; convenant aussi bien pour un rendez-vous professionnel que pour un pique-nique à la campagne !
J’y reviendrai …

L’Eau de Néroli, eau de Cologne sans prétention signée Diptyque, m’aura servi, avec délice, de « parfum accessoire », de « parfum d’agrément ». Je m’explique : une ou deux pulvérisations dans les cheveux, et il accompagne à merveille n’importe quelle autre parfum estival, floral ou non (dans la limite du perfumistiquement correcte, bien sûr !), porté dans le cou. Confortable, cette fleur d’oranger est irrésistible lorsqu’elle surgit dans un mouvement ou lorsqu’une brise se lève.
Également agréable à porter seule, par grosse chaleur, elle ravira les amateurs de Colognes simples ou d’eaux de toilette pas trop envahissantes.
A tester également dans la même collection : l’Eau de Tarocco, une orange sanguine juteuse, qui peut quelque peu rebuter en tête, mais qui, lorsqu’elle se calme, révèle un safran aux accents cuir doux, un peu sec, particulièrement confortable et original.


Et enfin, la palme de la déception revient à Batucada, de l’Artisan Parfumeur, que j’admirais tant au début, et qui, finalement, a fini par m’écœurer.
Trop fruité en tête, qui tourne en un lourd fruit juteux et blet difficilement supportable qui, en plus, associé à la facette salée pourtant très bien faite, ne s’arrange pas. De plus, il a une tenue médiocre et est difficilement perceptible par celui qui le porte. Assez frustrant !
Heureusement, Habit Rouge, en version eau de toilette, et dont je vous ai déjà tant parlé ici, était là pour faire office d’antidote.
Une petite goutte… et ça repart !

Bien sûr, vous ne me croirez pas si je vous dis que j’ai survécu uniquement avec ces 5 parfums durant tout l’été. Mais sinon, l’article serait sans fin !
Alors je pourrais aussi citer, entre autres, Le Gingembre de Roger & Galet, La Cologne de Mugler, l’Eau Froide de Lutens, Portrait of a Lady et Bigarade Concentrée des Editions de Parfum Frédéric Malle …

Et vous, quelles sont vos surprises, vos déceptions et vos fragrances préférées de l’été 2012 ?

(Tiens, à l’instant ou je termine cet article, le soleil revient. Le ciel parisien m’étonnera toujours !)

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6 réflexions sur “C’était l’été, nous étions en 2012 … flash back sur une saison de parfums !

  1. Hello,

    Et bien honnêtement je n'ai pas de « saison » en matière de parfums. Je peux porter Après l'Ondée en plein hiver comme Bois Farine ou Louve en plein été. Puisqu'il faut se prêter au jeu, enfin de mon plei gré lol, disons : Eau de Rochas, Cristalle ou Eau de Cartier comme trio de tête. L'Eau de Gloire aussi même si je ne l'ai eu qu'en échantillon pour le moment. Pourquoi pas l'Eau Rose même si elle est banale, pourquoi pas Petite Chérie ou Drôle de Rose ou White Linen ?

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  2. Mes parfums cet été…Mon flacon de Petite chérie qui est arrivé trop vite à l'épuisement…je ne l'ai pas repris me disant que j'avais suffisamment d'autres parfums…Bas de Soie qui m'a souvent accompagnée, Ta'if un cadeau de mon homme qui est resté collé à mon cou un soir après avoir testé un échantillon. Voyage par les temps les plus chauds (il n'y en a pas eu beaucoup!) Et pour terminer la saison…Tiaré (Ormonde Jayne) que ma maman m'a ramené de Londres début Septembre parce qu'elle voulait me faire une jolie surprise pour la rentrée…c'était réussi!

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  3. Je n'ai pas de saison non plus, en matière de parfum. Vous vous en rendrez compte en regardant la liste à la fin, j'adore porter Portrait of a Lady quand il fait chaud, ou d'autres encens, et puis de temps en temps quelques orientaux. Ambre Sultan est particulièrement beau en été, par temps brûlant.
    Mais il ne faut pas cacher que quelques eaux fraiches ou légères font aussi beaucoup de bien.

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  4. Infusion d'Iris ne me suit jamais l'été. Je le porte à l'automne (jusqu'à fin novembre) et de mars à mai, c'est à ces périodes que je le trouve fantastique, ressortant toutes ses facettes. Dans les chaleurs de l'été, sur moi il disparait tout de suite.

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